Acoustique marine | Art sonore
- stephanielessard-b
- 17 févr.
- 12 min de lecture
Premier récit numérique arts-sciences

Quand je suis entrée en poste comme commissaire arts-sciences en juin 2025, j'ai aperçu le nom de Pierre Cauchy dans plusieurs documents de travail. À ses côtés, les artistes portaient majoritairement une démarche sonore. Cette répétition m’a intrigué. J’ai voulu en savoir plus et explorer les interactions.
J'aimerais vous raconter chaque artiste qui a croisé sa route, car chaque démarche est unique. Devant cette diversité, je me suis concentrée sur le point commun de deux d’entre eux, curieuse aussi des missions en mer et soucieuse de générer des résidences où l’expérience crée la rencontre.
Bonne lecture !
Stéphanie Lessard-Bérubé
Commissaire arts-sciences par intérim
Ambiance suggérée
Profitez d'une lecture bercée par les compositions électroacoustiques des artistes de ce récit :
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La composition mélange des sons enregistrés à bord du Coriolis II dont des performances sonores à bord, diverses sources de sa banque personnelle et des sons créés par synthétiseur. L’œuvre s’inscrit dans une démarche à long terme d’un corpus de pièces. | La composition a été présentée sous forme d’un concert électroacoustique au Festival PHOS. Huit haut-parleurs sur pied et un subwoofers ont été disposés en cercle autour du public avec le système ESSAIM d’Audiotopie pour spatialiser l’expérience. |
Les protagonistes de ce récit
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Pierre Cauchy est professeur et chercheur en acoustique marine à l’ISMER / UQAR à Rimouski. Ses domaines de recherche sont également l’océanographie et la biologie marine. | Robin Servant est musicien, preneur de son et concepteur sonore. Son travail s'intéresse au partage de l'expérience et à l'expérience de l'instant. Il a vécu une mission du Coriolis II en 2023. | Thibaut Quinchon est concepteur et artiste sonore. Il travaille sur l’écologie sonore et les paysages acoustiques. Il est monté à bord du Coriolis II en 2023. |
L'origine des collaborations
Crédits : 1) Représentation visuelle d’un enregistrement acoustique collecté par un planeur sous-marin, sous la banquise, en mer de Ross (Antarctique) de Pierre Cauchy 2) Visuel de promotion de l'oeuvre « Philophonie » de Robin Servant
La toute première collaboration art-science de Pierre Cauchy se déroule pendant sa thèse à Norwich, au Royaume-Uni. L’artiste visuelle Holly Drewett s’inspire de ses sons de bateaux et de baleine pour sculpter des œuvres dans du bois et du plâtre. Lorsque le vernissage de l’installation a eu lieu en Angleterre, Pierre est au Québec. Il ajoute des images à sa thèse. Aujourd’hui, le chercheur compte une dizaine de collaborations avec des artistes.
Porté par le désir de réaliser une œuvre sur le Saint-Laurent et conscient de la complexité d’enregistrer le son des mammifères marins, Thibaut Quinchon comprend rapidement l’intérêt de collaborer avec des scientifiques. Leurs données représentent une véritable mine d’or pour sa démarche artistique. En menant des recherches sur l’environnement sonore, il découvre le travail du Projet MARS, une station de recherche en acoustique marine. Il communique avec l’équipe qui le réfère à Pierre Cauchy.
Les demandes qui arrivent chez Pierre sont généralement similaires : découvrir sa banque de données audio des fonds marins. Par son travail, il détient des sons allant jusqu’à 1 000 mètres de profondeur, impossibles à reproduire, comme des chants de mammifères marins. Il y effectivement de quoi faire rêver bien des artistes ! Ainsi, la rencontre commence toujours dans un esprit de découverte et d’évaluation des opportunités. Cette interaction avec chaque artiste lui permet d’expliquer la science que les données portent et contribue à accorder de la valeur à celles-ci.
THIBAUT « Les chercheurs ont beaucoup de données [...] L’enjeu après est de pouvoir les utiliser [...] Des fois, ils manquent de temps pour ça. [...] et moi, comme artiste sonore, je n’ai pas les données mais, à la limite, j’aurais du temps pour les transformer. [...] S’ils manquent du temps eux-mêmes pour utiliser leurs données, est-ce qu’ils vont donner de leur temps à aider un artiste pour faire son projet artistique ? [...] [Pierre] a été extrêmement généreux et, à chaque fois, on sent bien une forme d’enthousiasme de sa part. » | ||
PIERRE « Ça commence souvent par écouter les audios et voir ce qu’on peut faire [...] [Robin] va être le genre intéressé par les défauts de mes hydrophones ou les bruits électroniques plutôt que les baleines. » | ||
ROBIN « Pourquoi je ne m’intéresserais pas à ce son-là aussi ? Il n’y a pas de hiérarchie dans l’intérêt que j’ai au son. Si le son, je le trouve intéressant, je l’utilise. [...] C’est pour ça que ça m’intéresse de travailler avec des gens qui produisent, qui enregistrent des sons, car il y a déjà un bon bout de fait ! Pour les enregistrements d’Antarctique de Pierre, c’est de la musique tout de suite en partant ! » |
Robin Servant m'expose à l'univers des sons avec trois grandes catégories. D’abord, il y a la biophonie. Elle représente l’ensemble des sons produits par le vivant comme les baleines, les oiseaux, les singes, etc. Ensuite, la géophonie regroupe les sons de la terre, tels les vents, les vagues, les tremblements de terre, etc. Enfin, il y l'anthropophonie : ce sont les bruits produits par les humains... et il y a beaucoup de moteurs et d’interférences ! Au moment de jeter les bases de son projet « Philophonie », Robin communique avec Pierre pour découvrir son métier en acoustique marine.
Pour les deux artistes, la rencontre avec le scientifique est humaine et enthousiaste. Elle mène à un appui à leur demande de financement par une lettre de soutien.
Pierre m'explique que la collaboration varie selon l’échelle des besoins. Parfois, les données ne correspondent pas aux souhaits de l'artiste. Une seule rencontre suffit. D’autres fois, ce sont de petits besoins qui se résument au partage de quelques fichiers pour l'inspiration personnelle ou l’ambiance d’un lieu. D’autres fois, les demandes nécessitent plus de recherches, pour identifier diverses sources en vue de la conception immersive d'une installation par exemple.
Si la majorité des collaborations artistiques émergent d’une pratique en art sonore, elles ne s’y limitent pas. Il a aussi participé à la rigueur scientifique de la bande dessinée « Fantastique acoustique ». Pour ce projet du professeur en acoustique et artiste bédéiste Olivier Robin, plusieurs étudiant·es ont été jumelé·es à des artistes. L’intention n’était pas de transmettre des résultats, mais de partager un univers scientifique à un autre public.
D’autres interactions croisent les méthodes de travail. Si Pierre Cauchy enregistre des sons pour les transformer en représentation visuelle, des artistes comme Élise Boniface font l’inverse. Par la sonification, elle transforme des données visuelles en son.
PIERRE « [l]es oreilles sont capables de percevoir des choses que les yeux perçoivent mal, notamment des rythmes ou des résonances. [...] Donc, il y a moyen d’utiliser les oreilles pour entendre des trucs qu’on n’arrive pas à voir. » |
La recherche en mer

Lorsqu'une place se libère sur une mission du Projet MARS. Robin reçoit une invitation pour monter à bord du Coriolis II. Lors de la réunion de planification, il découvre plus amplement la mission d’exploration du fond sonore dans le port de Trois-Rivières. Il rencontre aussi l’équipage et l'équipe scientifique. L’opération consiste à mesurer les bruits des bateaux à différentes profondeurs à partir d’un mouillage d’hydrophones. Rapidement, l’artiste se projette dans un milieu bruyant. Il choisit d’investir cette opportunité pour constituer une banque de nuances de bruits de moteurs, à partir de différents micros aériens, de micros-contacts (comme des hydrophones et des géophones) ainsi que des senseurs électromagnétiques. Devant l’inconnu, Robin planifie un matériel pour explorer, comme s’il partait en contrée sauvage avec des accès électriques.
Lorsque Thibaut reçoit son invitation pour monter à bord du Coriolis II, l’équipe scientifique se prépare à récupérer les bouées d'hydrophones ainsi que les données enregistrées durant l’année. L'artiste apporte divers micros pour explorer la captation, mais aussi des audios que Pierre lui avait déjà partagées ainsi qu’un ordinateur et un clavier pour composer à bord.
Crédit : Thibaut Quinchon
Aux yeux du chercheur, les deux artistes s’intéressaient à tout le monde à bord et interagissaient avec le temps disponible. Ils étaient curieux de tout ce qui se passait tout en menant leurs projets. À quelques reprises, le scientifique a aussi pu discuter avec eux de leur processus et de leurs outils. Il s'enthousiasme encore de certaines opérations avec la matière scientifique, comme le timbre du béluga transposé dans les notes d'un synthétiseur modulaire.
PIERRE « Ils étaient venus pour faire de l’art avec comme matériel une certaine opération scientifique sur le terrain. [...] Robin, il faisait de l’acoustique. Donc il me parlait à moi, mais il enregistrait tout à bord du bateau [...] le bruit du drapeau au vent, les bruits de la shed qui grince [...] Mes hydrophones sont déjà dans l’eau ! [...] [Thibault] avait enregistré des discussions d’opérations [...] qu’il ne comprenait pas entre l’équipage ». |
Crédit : Robin Servant
En parallèle à ses captations, Robin misait sur la rencontre des gens, ayant à l'esprit son projet « Philophonie ». Puisque l’environnement à bord est bruyant, les rencontres importantes pourraient faire l'objet d'entrevue dans un meilleur contexte après la mission. Même s’il y a toujours de l’action à bord, il constatait qu'il y a beaucoup d’opportunités, car il y a toujours des gens en attente d'effectuer leur travail. Par exemple, il passera du temps avec le mécanicien dans la salle des moteurs et dans la timonerie du capitaine.
Un bruit de moteur qui roule 24 heures sur 24 heures avait aussi été considéré dans l’exploration sonore de Thibaut. Ce dernier se sentait comme un électron libre de se trouver une place. Il formulait des petites demandes s’il voulait poser une action particulière, mais il cherchait à être le plus autonome possible. L'opportunité rare d'être sur un bateau de recherche l'amènera à documenter son passage comme un moment de récolte de données. Les opérations de coordination entre le capitaine et l'équipage entraînaient beaucoup de communication radio. Ce dialogue déclenchera une première maquette artistique.
THIBAUT « J’ai demandé une radio à quelqu’un. Je me suis mis dans ma chambre et j’ai [...] enregistré les conversations tout le long. À partir de là, je trouvais qu’il y avait une autre forme de vie [...] parce qu’il y a des mots, des termes, qui étaient associés au milieu marin. […] Si j’utilisais brutes les données d’artiste et que je ne les mettais pas en forme, ça serait tout aussi indigeste pour le grand public. C’est la mise en forme esthétique. » |
Avec la composition « Nos ondes » (que vous pouvez entendre sur le site de l'Agora), Thibaut débute un projet de création qui deviendra « Les chants du fleuve ». Le dialogue radio introduit la plongée dans l’univers du Saint-Laurent. Suivent d’autres compositions électroacoustiques avec des baleines bleues, des dauphins, des bélugas et des cachalots. Des extraits d’entrevue avec Pierre Cauchy sur la vitesse du son dans le Saint-Laurent et la pollution sonore du trafic maritime complètent la création pour la lier à la protection de l’environnement.
De son côté, le potentiel de création de Robin s’ouvre avec les croisements et les inattendus qui surviennent entre l'art et la science. Vous pouvez écouter la création de l'artiste, « Souvenirs », sur le site de l’Agora aussi.
ROBIN « Qu’est-ce que ça ferait si j’ajoutais des sons de glaces et des sons de moteurs ? Et ça vraiment bien marché. Comme souvent ça arrive dans ma vie. Ah... Qu’est-ce qui arriverait si on faisait l’affaire qu’on n’était pas supposé faire ? Si on n’allait dans la mauvaise direction ? Dans ma méthode de travail, il y a beaucoup d’avoir un petit plan, mais de se laisser la possibilité que le plan déroge. Donc, ça, c’est clairement une pièce qui est arrivée en dérogeant. » |
Crédit : Robin Servant
De la collaboration à la création

Les créations qui résultent des données de Pierre Cauchy sont souvent expérimentales. Les sons sont déjà différents et étranges. Pour Robin, le scientifique enregistre des sons dans des perspectives très spécifiques et se concentrent sur les données sonores utiles à leur objet de recherche. En tant qu'artiste, son objet de recherche est la matière produite, soit l'ensemble des sons comme des textures biophoniques, géophoniques et antropophoniques.
ROBIN« Oui, c’est de l’art-science, mais l’art-science est plus un intérêt pour ici, à l’Université, que pour moi dans ma vie. Moi, j’appelle juste ça du travail artistique. [...] on est tellement dans une altérité, un monde totalement étrange [...] on a aucune idée de ce qui se passe et, moi, cette altérité-là, je la trouve fascinante. [...] ça peut être des matières de contrastes et de changement [...] que j'utilise comme de la matière de montage. » | ||
PIERRE« Quand je fais des spectrogrammes, je ne cherche pas à ce qu’il soit joli, je cherche à [...] identifier les sources et puis savoir ce qui se passe et bien comprendre les sons [...] je suis plutôt content quand ils me les transforment complètement et qu’ils en font quelque chose qui n’a plus rien à voir. [...] Ouais. J’aime bien quand c’est un peu bizarre. [...] Néanmoins, sans les explications qui viennent avec l’œuvre, la magie ne s’opère pas toujours. » |
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Toutes les rencontres n’aboutissent pas à une œuvre. Le scientifique comprend les embûches du financement. Lorsque c'est possible, il apprécie savoir ce qui arrive avec les données issues de ses travaux et être en contact avec la réalisation finale. Il préfère entendre la démarche dans un deuxième temps, pour garder la surprise du magicien qui révèle ses secrets après le numéro. Il est confiant que ses données ne seront pas dénaturées, car il y a eu des échanges au moment de la transmission.
De son côté, Thibaut comprend aussi que l'accueil vient peut-être avec un souhait, mais toutes les inspirations ne se concrétisent pas pour diverses raisons, en art comme en science. Le défis du financement freinent bien des aspirations.
PIERRE« Je discute souvent avec les artistes avant qu’iels aient leur financement, donc souvent ça arrête effectivement. » | ||
THIBAUT« Chants du fleuve, je l’aurais diffusé, fait des installations avec peut-être des panneaux d’interprétation ou des discussions après, des présentations, inviter un chercheur à parler, etc., mais pour être bien franc, je n’ai jamais réussi à obtenir de subvention pour ce projet-là. Donc, il n’a pas pu aller beaucoup plus loin que je ce que je voulais. » |
Art-science ?
Qu'est-ce que l'art-science ? Comment la science nourrit-elle l'art, et vice-versa ? Comment fait-on pour avoir une liberté artistique totale qui nourrit aussi la démarche scientifique ? Comment l’art peut-il modifier la façon de faire de la science ?

PIERRE« Je n’en sais rien ! C’est tout un spectre entre [...] des artistes qui veulent des données et qui trouvent que mes données sont cool [...] jusqu’à moi qui a un résultat super chouette et je veux le communiquer mieux et je demande à des artistes... [...] entre les deux, il y a énormément de place. » |
Quand je lui ai demandé ce qu’il avait envie de faire différemment, la conversation s’est ouverte sur d’autres horizons. Il parle d'une posture d'aisance qui s'articule ou de laquelle il se rapproche au fil des collaborations, grâce aux relations et aux discussions avec les artistes. Une étoile filante traverse même ses yeux lorsque je lui demande s'il est possible de partager une idée art-science en faisant de l'art lui-même.
PIERRE« Ce serait chouette de faire ça avec mes données, mais je ne sais pas comment le faire. [...] à quel moment vais-je rencontrer l’artiste avec qui je fais finir par en parler et [...] faire cette chose-là ensemble ? [...] Je ne suis pas artiste là ! Je serais peut-être inconfortable de se retrouver... d’être embarqué comme ça dans la création... [...] Qu’est-ce que je pourrais lui apporter dans sa création? Je ne sais pas ! Peut-être rien ! Je n’aurais rien contre essayer. » |

Robin ne perçoit pas son travail comme un but de faire avancer les connaissances, bien que ses œuvres puissent en véhiculer. Son art est celui du temps et de l'altérité. En donnant des formes sensibles aux manières sonores avec lesquelles il travaille, sa démarche contribue à (re)découvrir des aspects du monde qu'on ne voit pas ou qu’on n’entend pas.
ROBIN« [Entre] mon travail et [celui] d’un scientifique, il y a beaucoup d’aspects en commun, beaucoup d’interfaces dans la manière dont on se formule des hypothèses et qu’on va mettre des moyens en route pour les vérifier. Nos finalités sont totalement différentes. » | ||
THIBAUT« L’inspiration de la création artistique, elle vient de quelque part. Il faut vivre des expériences. Il faut apprendre des choses. Il faut rencontrer des gens. [...] Je lis des articles. Je réfléchis à l’enjeu de pollution sonore […] toute ma démarche vient du fait de connaître l’environnement à travers le regard des chercheurs. [...] Un artiste qui vient sur un bateau, il fait de la recherche [...] il en train d’étudier. » |
À force de se cogner aux difficultés des financements, peu importe la qualité de tes partenaires, il est difficile de persévérer en art. Le défi semble encore plus grand lorsque la démarche revendique à la fois l'art et la science. D'un côté, l'accès au financement scientifique n'est pas possible pour l'artiste. De l'autre, il est difficile de faire reconnaître la démarche artistique si la relation à la science est perçue comme de la communication scientifique. La volonté de collaborer et les opportunités de recherche-exploration-création sont des sources de motivation importantes, mais les conditions de travail ont un impact réel sur la capacité des artistes à mener des projets arts-sciences.
Jusqu'à maintenant, Pierre ne sent pas que l'art a modifié sa façon de travailler.
PIERRE« Avec l’acoustique, il y a un gros défi de comment on représente nos données [...] Je passe un temps fou à choisir la palette de couleurs que je mets sur mes spectrogrammes et si tu choisis la mauvaise, tu ne vois pas ce que tu cherches ! Donc, il y a sûrement des gens qui ont déjà travailler sur des palettes de couleurs réutilisables pour la science. » |
Néanmoins, semble-t-il qu'il voit cette réciprocité possible... Lorsque Ludovic Pascal, agent de recherche, se questionnera sur le potentiel des données acoustiques dans ses recherches sur les sédiments, Pierre l’invitera à parler à Robin pour explorer des pistes.
ROBIN« Vient au studio ! Tu vas voir comment je suis installé [...] je vais pouvoir te montrer mes outils. [...] Donc, on a passé un bel avant-midi à brainstormer. » |
Pour découvrir l'art sonore de Robin Servant, assistez à l'avant-première de l’œuvre intitulée « Philophonie » le 10 mars 2026 à la Coop Paradis.
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Est-ce qu’une artiste de performance, un audiologiste et un chercheur en acoustique marine peuvent nous apprendre à écouter ? « Philophonie » est une œuvre sonore hybride qui explore notre relation à l’environnement, à la santé auditive et à la technologie et nous plonge au cœur de l’acte auditif. Musicien passionné par les musiques traditionnelles, l'improvisation et la composition, poursuit sa démarche de prise de son environnementale et présente pour la première fois Philophonie: la connaissance par le son. |
Pour en savoir plus sur le thème scientifique de ce récit, découvrez le reportage de l'émission Découverte du 22 févier 2022 sur « Le bruit du Saint-Laurent ».
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